Bien, il va y avoir de la qualité et de la quantité dans les CR suédois cette année, après celui de Super-Ramon et le magnifique récit de Jessy!
A mon tour...
Quelle longue attente entre mai 2024 et ce nouveau trip ! Le tout dans un contexte de licenciement collectif chez mon ex-employeur FedEx… je n’étais vraiment pas à la fête. Mais c’est là qu’on se rend compte à quel point un futur trip pêche est un coin de soleil dans un ciel gris !!! A cause de mes incertitudes professionnelles, on s’est décidé un peu plus tard que prévu, mais le 30 décembre on réserve nos billets d’avion avant l’indexation des tarifs. On s’accorde pour retourner dans la même zone qu’en 2024. On y est entourés de 3 FVOF (territoire de pêche en Suède) dont les permis journaliers ou hebdomadaires sont très abordables, on va avoir plus de 80 lacs à disposition, on prendra nos permis en fonction des conditions et des envies. On garde le concept du logement proche du bord d’un lac qui m’avait si bien convenu en 2024. Le souvenir de ces lancers olympiques, à l’aube, depuis le ponton pétille toujours dans ma mémoire.
Encore une fois, merci à Pechouille et Fareside pour leur veille concurrentielle sur le prix des voitures de location, qui ramène ce poste de notre budget à 50% du prix 2024. Ça compensera l’augmentation de prix des billets d’avion. On a encore appliqué leur concept de mobilité, pour changer de lac qd ça nous semblait mort, ça a payé…donc merci pour cette idée aussi !
Pour les dates, on a failli décider à pile ou face, entre 13-23 mai et 20-30 mai ! Toujours cet espoir de tomber sur les pêches plutôt visuelles et peu profondes. Et donc laquelle des périodes sera juste après la fraie ? Impossible à dire 5 mois à l’avance… Finalement, on s’est basé sur les connaissances de Pascal en matière d’impact des phases lunaires sur la pêche, et on a choisi du 20-30 mai pour avoir une pleine lune.
Qqes mois avant le départ, la compagnie aérienne nous informe que le vol retour du vendredi 30 mai est annulé, on a le choix entre rentrer le jeudi et perdre un jour ou rentrer le dimanche et gagner 2 jours… Avons-nous vraiment hésité ??? On prolonge la loc du chalet, de la barque, et de l’auto.
On part avec le même matos travel que d’habitude, la même priorité no.1 « brochets », tout en gardant perches et sandres comme bonus.
30 leurres durs : stickbaits, jerkbaits, swimbaits et jerk minnows, + un peu de ‘ferraille’ et qqes leurres souples & TP
J’emporte juste qqes leurres en plus que l’année dernière pour 1) traîner plus efficacement (càd soit très profond -Deep TailDancer, soit très shallow – copie Ali de Tide
Minnow, ces derniers se révéleront une très bonne idée !) entre les spots et 2) consacrer, peut-être, un peu de temps aux sandres, d’où le remplacement du combo ‘Light’ par un ‘ML’.
On surveille la météo les semaines avant le départ et on commence à comprendre -comme avait prévenu HiEire- que le printemps très chaud va impacter la pêche ! Et puis finalement, la semaine avant notre départ, les températures en Suède baissent sensiblement…pas top.
20/5 Jour J. Ca commence mal, la société nationale des chemins de fer prends encore les honnêtes gens en otage et décrète une grève des trains. On devait prendre le train à 6h26 pour choper notre vol à 9h50, heureusement ma chère et tendre (1000 mercis !!!

) parvient à se libérer d’une réunion matinale pour nous conduire à l’aéroport de Bruxelles. Mauvaise surprise, ledit aéroport interdit maintenant les sangles autour des valises. Les nôtres sont bourrées à craquer, on enlève les sangles et on croise les doigts. Le reste du voyage se passe sans soucis et on arrive à Stockholm Arlanda sous une météo parfaite, soleil & vent. Une douanière nous plonge quand même dessus pour demander si on transporte de l’alcool (« nous ? nooooon ») et elle nous pose plein de question sur où on va, pourquoi, quel types de poissons on va pêcher ? Quand je lui répond en suédois qu’on pêcher les gädda et aborre avec des ‘yerkbaits’ elle semble satisfaite et nous laisse passer sans fouille rectale, ouf !
On patiente en mangeant un bon lunch à l’aéroport pour ne pas rajouter un jour de loc chez Hertz. Suite au changement de vol, on a dû relouer un autre véhicule, ils nous filent une Volvo V60 T6 AWD de 340cv

...heuh, on n’avait pas demandé un avion de chasse… Elle fera le taf.
Comme d’hab : trajet vers le nord, courses au ICA, récup de la barque, accueil du proprio et on monte nos cannes pdt que les pizzas surgelées cuisent. Comme il fait clair jsq passé minuit, là-haut, je vais qd même à pied balancer qqes coups de lignes dans un lac adjacent et je prends un premier sifflet sur la canne à perche, avec une petit Xrap.
21/5 Il y a un bon vent d’est, le ciel est plutôt bleu et on démarre sur les bords de la grande fosse d’un grand lac. Rien près des berges. Rien non plus dans la zone <2m. On prospecte plus profond et on prend le premier brochet à mi-hauteur dans 6m d’eau. Ça valide clairement notre idée qu’ils seraient déjà bien décalés des bordures. On fait 2 ou 3 kikis par-ci par-là dans la matinée. Vers 11h30, le collègue sort le premier poisson maillé, dans une baie à 4m, ça fait plaisir de voir enfin un beau poisson ! Une heure plus tard, on est dans une autre baie tjs à 4-6m, alors que je termine de remouliner à fond avant de relancer, un gros bec monte du fond et coffre mon poisson nageur juste avant sa sortie de l’eau. J’avais pas pris un maillé depuis longtemps et comme ils avaient moins de gaz qu’en 2024, j’annonce au binôme un poisson correct mais pas d’épuisette…puis je vois son dos arriver en surface : « épuisette, please, en fait c’est un beau » ! Notre routine d’entraide est toujours bien huilée. Hop, dans la filoche. Premier jour de pêche et déjà un métré ! Yeeeeeesssss.
1m01
Après le lunch, le vent faiblit un peu, on va prospecter les abords d’îles au milieu des gdes baies profondes et on touche encore 2 ou 3 sifflets. A 14h, sur un
shad blanc pailleté 20cm, Pascal sort un poisson de 77cm jeune mais long et mince, un mâle pas encore remplumé après la fraie. Trente minutes plus tard en repassant sur la zone ds l’autre sens, sur un Pointer 160SP j’ai une touche à 20m d’où on a relaché le 77 et, surprise …c’est le même poisson, bien reconnaissable à une tache au-dessus de son œil ! (et ce n’est pas fini, vous verrez).
16h, on rentre un peu tôt à mon goût, mais on est super contents, on a trouvé un début de
pattern, la météo était bonne et on a déjà un « graal ». Un bon gros apéro pr fêter ça, d’autant que le proprio nous a laissé un paquet d’ölkorv comme cadeau de bienvenue ! Si vous ne connaissez pas et que vous allez là-bas, ces petites saucisses séchées super épicées sont à goûter absolument !
On consulte la météo et on déchante sévère. Vague de froid prévue dès le lendemain, gel la nuit, 3 à 5° le jour, fort vent du nord. Meeeerde ! Ça c’est jamais bon, c’est même carrément hyper mauvais pour la pêche.
Sans chauffage, on se gèle les miches la nuit!
Le lendemain il fait tellement moche qu’on ne sort pas la barque. Je vais à pied taper trois pin’s du bord, au Artist 10, sur le lac d’à côté, mais les mains gelées me font vite rentrer. L’ambiance retombe d’un coup… On prend la voiture et on va chercher des mises à l’eau sur qqes petits lacs de la FVO voisine avant de se faire un petit resto dans la ville la plus proche. On a la chance de pouvoir gouter, comme plat du jour, des boulettes de cerf bien servies ! On traine dans une ville déserte avant de rentre au chalet… Comme je tourne en rond, je mets les gants néoprènes et je repars à pied, sous la neige battante et tjs ce fort vent du nord, pour une session du bord, toujours avec la canne à perche et seulement 2 leurres en poche : Xrap 5cm et Aglia 3. Malgré la météo, ce sera pour moi une session tout en tranquillité et solitude très agréable, avec 11 brocs dont un 70 et un 75 qui avaient bien la patate en bordure de roseaux et qui m’ont donné de jolis combats incertains jusqu’au bout sur la canne 5-20g.
Le jour suivant, on part vers un petit lac où on avait fait du nombre ms pas de gros l’année dernière. L’eau est descendue à 10°, mauvais ! Pluie froide toute la matinée. Sur une des berges, il y a une belle falaise avec une pente bien raide qui continue sous l’eau, et comme le vent pousse ds ce sens-là, c’est par là qu’on commence. Pascal veut vraiment faire du poisson sur ses 2 big
baits ‘SG Roach’ et ‘Miuras’ + giga
trailer, ms on a beau lancer encore et encore, en variant le temps de descente à chaque fois, on ne prend vraiment pas grand-chose. Le vent tourne dans tous les sens. A un moment, on voit un très gros remous à l’atterrissage de la Miuras, juste sous un arbre mort près de la rive. Ça nous donne un regain de motivation et on y relance tous les deux nos leurres, mais plus rien ne se passe. Bizarre… En scrutant l’eau le long de la berge, je vois la tête d’un castor qui s’éloigne discrètement dans les vagues. OK, on a compris le remous!
A l’heure du casse-croute, on compte 16 brochets mais rien de gros. Ça conforte mon collègue dans son idée ‘petit lac = petits poissons’… On rentre au chalet pour luncher au chaud et se sécher bien à notre aise. L’aprèm on bouge pour un plus grand lac. La température de l’eau y a chuté aussi. Le vent passe graduellement au sud. On trouve encore une 10aine de brochets dont 2 ou 3 pris en traînant entre les spots. Le coloris perche est à la fête ce soir-là, rien sur les autres couleurs. Aucun gros.
Le 24/5, le vent est resté au sud, ça nous rassure, les températures sont remontées un peu, mais avec 8° le matin, le ressenti est bien plus froid !! Moi qui partais déjà avec un début de rhume, cela s’est bien aggravé avec le froid polaire sur place. On tente un grand lac long et étroit. En arrivant à la mise à l’eau, on hésite : le vent souffle vraiment fort et creuse des vagues de 30-40cm…et les prévisions nous disent qu’il va forcir. On y va quand même et on galère pour trouver des dérives stables. Obligés d’ancrer la barque par le nez, c’est donc plus compliqué de lancer vers les spots pour celui qui est au moteur, mais sécurité avant tout, on n’a pas envie d’embarquer une vague. Bon exercice de stabilité que de rester debout dans une petite barque de 4m et lancer quand ça chambarde. On touche une 12aine de becs, dont qqes pas vilains, ms aucun maillé. On constate qu’ils mordent vraiment du bout du bec, voir tapent gueule fermée. On enregistre bcp plus de short bites que d’habitude. Vers 15h on en a marre de se faire balloter, on décide de changer de lac vers un plus abrité. Sur la dernière dérive vers la mise à l’eau Pascal loupe un très gros poisson sur sa canne big
bait. Mince ! On passe les dernières heures de la journée à faire tourner différents leurres qui prennent tous du poisson, aucun
pattern ne ressort. Pascal décroche à nouveau deux gros poissons sur sa trique big
bait. Râlant ! Après le souper, j’ai encore envie et je me rends chez les voisins qui me prêtent leur vieille barque à rame. Je passe une heure toute calme, le vent commence à tomber. Avec la canne ML, je touche enfin une perche au Artist 10 et puis, surprise un beau bec vient coffre le petit leurre à mes pieds. Il sonde bien et je peux vraiment tester le nerf de la petite canne semi-parabolique. J’arrive à le choper, je me dis qu’il pourrait métrer....! Vieux poisson mince et long avec une très grosse tête. Comme le collègue dort déjà et que je n’ai rien pr le mesurer, je prends un repère sur ma canne et je rentre dormir. Le lendemain au réveil, je demande le mètre de Pascal et c’est un peu déçu que je mesure... seulement 95cm…bah, sur une canne perche ce fut un combat génial, seul avec le grand poisson dans la quiétude du soir. La photo, prise seul avec mon téléphone est trop moche pour poster.
25/5 C’est à mon tour de passer au moteur et de choisir le lac. Comme le soleil est revenu et que le vent s’est calmé, j’opte pour un grand lac très découpé où il y a une bonne population de sandres. Dans la première fosse, à 8-9m j’enregistre assez vite des touches bien toquantes de petits sandres énervés et j’en monte un premier au bateau. Pascal fait la pente à la grosse Miuras, mais rien ne mord. Il passe au sandre sur une petite monture drachko mais capture…un sifflet. Ensuite il perd sa monture et il en a marre, il ne sent pas ce lac. Bon, benh du coup on change et je ne pêcherai pas le sandre… L’eau s’est réchauffée un peu, mais ce n’est tjs pas l’euphorie, on prend une 12aine de brocs petits et moyens. Sur un ancrage au bord d’un champ de mines (blocs de roches affleurants) un poisson suit mon Pointer 160 et saute quasiment contre le moteur au moment où je sors le leurre de l’eau, m’occasionnant un fameux sursaut ! Il semble maillé et je l’annonce à mon binôme. Opportuniste, il lance directement sa ligne et son énorme SG Roach se fait coffrer par un 78cm bien énervé d’avoir loupé son dîner qqes secondes avant.
Le soir je retourne pêcher du bord toujours avec seulement 2 leurres et je fais à nouveau une 10aine de sifflets en bord de roseaux. Rien de gros, mais des attaques dans les pieds qu’on voit arriver et 2 poissons de 60+ qui plient bien la canne ML.
Le 26/5 on retourne sur le lac de l’avant-veille. Le vent est toujours assez fort, mais c’est déjà plus praticable. On fait qqes maillés. Les poissons ont recommencé à s’alimenter, la qualité des touches augmente, leurres souvent bien coffrés.
On s’abrite du vent dans une baie protégée pour le repas de midi et on découvre un gros nuage d’ablettes où les perches viennent chasser sporadiquement, en bancs, en faisant exploser la surface en de nombreux endroits. On sort de suite les cannes légères, mais ces diablesses bougent vite et on n’en intercepte qu’une seule. Le binôme se lasse vite de la traque des perches et on redémarre au brochet. Je perds mon Lucky Craft Pointer 158SP sur un accroc ☹ snif !!!!! Mon leurre fétiche ramené des US super difficile à trouver en Europe… La prochaine fois, je penserai à prendre un petit décroche-leurres : qqes chaînettes et une solide petit corde. En remontant la barque on entend un gros « splash » pas loin du bord, et on assiste à un spectacle incroyable. Un petit brochet de +/-70cm en a pincé un autre à peine plus petit par le bec et il l’a retourné sur le dos. L’agresseur maintien sa victime en surface tout en essayant de retourner vers le large. L’agressé fait voile avec ses nageoires pectorales et il 'pédale' comme il peut pour ne pas se laisser entrainer vers le fond ou le large. Ce manège dure plus de 10 minutes, les forces opposées se neutralisent. Finalement comme le vent et les vagues les rapprochent de la berge je me dis que je vais épuiser les deux d’un coup, pour la photo. Mais dans un dernier sursaut, l’agressé s’arque-boute et se libère pour déguerpir.
Agresseur à gauche avec l'oeil hors de l'eau, victime à droite
Petit score sur la journée, je ressors le soir pour faire le 10è poisson du bord, au Artist 10, qui se lance comme un petit missile.
Le jour suivant on teste un nouveau lac. Ça commence fort avec un poisson qui vient sauter en surface à côté de la barque à la mise à l’eau. Dans les roseaux environnants, on prend quasi une touche à chaque lancer et je me régale sur des pêches visuelles au
spinner. Mais à part le gardien de la mise à l’eau qui devait faire dans les 70, les autres sont des pin’s typiques des bordures. Le tour du lac est vite fait et avant le lunch on change pour un plus grand. Le vent est resté au sud depuis 2 jours, et on choisit un lac où on prévoit qu’il brasse bien 2 grandes baies intéressantes. La température de l’eau est remontée à 14.5°, c’est excellent. Comme il y a un couloir blindé de roc et peu profond entre les 2 baies j’y teste une copie Ali de Tide
Minnow, appelé Stinger, que j’avais achetée exprès pour ce genre de scénario. Leur minuscule bavette leur permet de lancer très loin, même contre le vent et ils se contentent d'une animation limitée à un linéaire rapide (un peu de
wobbling, pas de
rolling), qui peut déclencher des attaques réflexes. Ça marche plutôt bien, on voit que le kiki sur la photo a fait une attaque alimentaire

On voit la différence de taille de bavette entre le Tide
Minnow 125F et un Bfreeze 100, qui permet au leurre marin de rester très près de la surface.
Un peu plus loin, je profite que le collègue à son attention retenue par le changement des 3 triples de son leurre pour rentrer carrément dans la partie moins profonde de la baie (2m-2.5m) et là, le Tide
Minnow 14F se fait arrêter net, canne H cintrée au ferrage. Sans me rendre vraiment compte que c’est si gros, je bride d’autorité et la mama a à peine le temps de tenter de sonder 2x sous la barque qu’elle est dans l’épuisette. Dos hyper large. Yeeeesss deuxième métré du séjour ! Skaaaaaaal !
1m08
A peine le temps de la remettre à l’eau et de relancer qu’un 2è poisson bien maillé re-chope le Tide
Minnow 14F. On sent que c’est un créneau de frénésie. Pendant que je le relâche, Pascal balance son
Lunker City Shaker 20cm et qqes minutes plus tard c’est la grosse touche. Il annonce tout de suite du lourd, beau combat qui se finit dans l’épuisette. Oh punaise !!! 3è métré du séjour, encore plus large que le précédent !!! On est aux anges, on a chacun au moins un graal, c’est le double skaal sur la plate remplie de vieille prune.
1m10
Après, ça se calme rapidement. On fait encore qqes poissons ms plus de beaux, ça culmine à 75cm, ce qui ne pèse pas lourd sur du matos H ou XH . On rentre encore tôt. Et on prend bien-sûr un gros apéro pour fêter cet incroyable doublé de métré !
Le 28/5, les conditions météo n’ont guère changé. Eau tjs >14°. On devrait laisser reposer les zones de la veille, mais le capitaine du jour préfère les re-tenter…on y prend goût à ses grosses poutres ! On prend une 10aine de poissons à toutes sortes de leurre. Vu la fiesta d’hier on a un peu l’euphorie de dépuceler les leurres qu’on n’a pas encore essayés. Aucun beau poisson. Le vent a recommencé à tourner dans tous les sens en cours d’apèm. Comme nos proprios suédois nous avaient ‘commandé’ deux perches dont ils sont très friands, et que je leur en avais déjà fourni une, capitaine binôme accepte de faire étape sur un spot à perche et j’en touche assez rapidement une correcte, 41cm, sur un poisson nageur de 13cm.
On rentre encore trop tôt, et il me reste assez d’envie pour aller chez les voisins sortir la barque à rame. Je veux vraiment faire qqes perches, donc je peigne un bon spot au
drop-shot : rien. Je change pour un drop-vif avec une ablette et immédiatement ça mord, mais hélas 2 brochets et seulement une perche de 30… Le soir on a invité les proprios à venir boire des Ricards avec nous, ils sont vraiment super sympas. Grâce aux perches, on parle nourriture et ils nous expliquent qu’ils sont fan de surströmming, et que c’est un délice national, et que demain soir, ils nous invitent à un souper aux harengs fermentés. Je les préviens que je ne saurai probablement pas en manger, mais ils promettent des sandwiches au jambon en plan B… booon, trop tard on accepte l’invitation et on verra…
Le 29/5 surprise au réveil, c’est le calme plat, le miroir ! No wind, no pike.
Pas terrible, ça nous rappelle notre séjour 2024…On choisit un grand lac proche de la loc car la météo prévoit de la pluie l’aprèm et des vents tournants. Les touches seront régulières tout au long de la journée, on prend le pli de faire une rapide note audio sur le téléphone après chaque capture, en fait c’est idéal pour noter en détail les conditions de chaque prise. 13 brochets dont deux maillé et encore une belle perche, tjs sur le Husky
suspending 13cm. Comme le binôme n’est pas fans des pêches courtes et visuelles avec lancer sous la canne on s’ancre tjs fort loin des coups (20-30m) lors des longs lancers je fais travailler mon leurre sur les 10-15 premiers mètres et souvent je mouline à fond les 10 derniers mètres pour relancer. J’ai encore le coup d’un maillé qui surgit dans le dernier mètre et qui loupe mon leurre au moment où je le retire de l’eau, mais en moins surprenant car il ne saute pas hors de l’eau. Ca me fait envisager le burn-retrieve comme technique d'animation: est ce que cela pourrait marcher? Le collègue n’a pas le temps de relancer dessus, ms il le chopera à la dérive suivante, en animation normale, le pike était sûrement déjà bien vénère d'avoir juste loupé une proie. Retour à 17h45 et préparation émotionnelle pour le souper spécial. Le proprio sort 2 boîtes de hareng du frigo : une que je connais bien (Röda Ulven, version ‘filet’) et une autre horriblement gonflée, prête à exploser, c’est la version Oskar avec harengs entiers, arrêtes, organes, œufs, laitance…. Beeeerk !!!
Heureusement il fait super beau et on mange dans leur jardin (avec une petite laine qd même pr nous, alors qu’eux ils restent en t-shirt, il semblent blindés au froid !). L’odeur est méphitique !!! C’est à la limite d’une arme biologique. Mais bon, ils se sont donné du mal, jolie table, accompagnements supers : tomates, onions, aneth, pain suédois et pdt chaudes + bières qu’ils appellent ‘fortes’ (5.2%) et vin italien. On prend notre courage à 2 dents et on se fait un sandwich au hareng pourri. Le goût est moins fort que l’odeur, mais une fois le devoir accompli sous les applaudissemenst très satisfaits de nos hôtes, on se rabat avec soulagement sur l’excellent saumon fumé pour finir notre repas. Le mari nous félicite encore et encore d’avoir goûté chacun un surströmming entier (filet), ça lui fait vraiment plaisir d’avoir partagé son plat préféré. Lui il a mangé 6 ou 7 harengs entiers de la boîte Oskar, et il a juste laissé les arrêtes.
Avant dernier jour de pêche. Prévision de pluie, le collègue veut aller boire un verre ou faire du shopping en ville, il pense que les becs ne mordent pas qd il pleut. Je l’accompagne pour qqes emplettes rapides, puis je milite pour filer à la pêche. On est sur l’eau vers 10h30. Le vent s’est stabilisé S-E et souffle bien fort. En plus, il fait bien nuageux et qqes goutes tombent déjà. Pour moi, c’est un temps à gros becs, clairement.
Dès le premier spot, ça mord bien. On sent que les brochets on besoins d’animation rapides, ils sont énervés et cofffent bien. Vers 11h j’ « invente » une nouvelle technique pr le broc en eau douce : le
flapping. Comme on doit naviguer super doucement et moteur relevé au max pour passer un champ de mine où les rocs arrivent à 50cm sous la surface, je tiens en laisse le petit Tide
Minnow flottant dans le sillage du bateau. Sa mini bavette le fait plonger dans une vague, puis flapper en surface sur qqes mètres, puis replonger brièvement et ainsi de suite. Je suis des yeux son manège qd soudain je vois un petit brochet sauter derrière, une première fois. Il le rate, il suit et ressaute, re-raté. J’annonce une touche imminente au binôme qui est au moteur et ne voit pas ce qui se passe derrière et bing, au 3e saut il coffre, ferrage et tractage pr le libérer sans faire arrêter le pilote au milieu des rocs. Encore une preuve que les remous d'un moteur ne font absolument pas peur aux pikes. 1/2h plus tard, on est dans une baie porteuse et Pascal tient sa tresse en main après avoir lancé, pour défaire un petit nœud. Son petit poisson nageur est flottant et il est probablement légèrement tracté par l’ère de la barque ? Tout à coup il gueule : un poisson vient de tendre violemment la tresse qui lui a entaillé les doigt ! Il ferre à la main (!!!) et prend vite contact, c’est un big ! Il me demande rapidement l’épuisette et je me grouille de la monter. Il est sur sa canne normale, pas sur sa big
bait. Petit moment d’humeur qd la mama profite de la relative souplesse de la canne pour sonder et réussit à passer sous le bateau et aller choper ma ligne que je n’avais pas eu le temps de relever de l’autre côté, pressé par les cris du collègue. Comme mon Tide
Minnow était flottant, ça ne prête pas à conséquence et le 4è métré est bientôt dans la filoche. Hourrrraaaa !!! Elle nous semble encore plus grosse. On la mesure vite avant de la relâcher, 1m16, le record perso du collègue !!!
1m16
Là-dessus, on vide la plate de vieille prune. C’est juste dingue pour nous ! Quatre métrés sur un séjour, on n’avait jamais connu ça.
Qui a dit que les brocs ne mordaient pas sous la pluie ???? On n’a pas le temps de profiter du reste du créneau d’activité, car ds l’action, Pascal a perdu son leurre fétiche (flottant, donc) et on passe un long moment à le chercher en aval et près du bord, alors qu’il avait dérivé bien plus lentement que nous et était resté au milieu de la baie.
On se remet en route sous la pluie et les touches continuent, même si le moment magique a pris fin pendant notre recherche du leurre. Pdt un arrêt WC du collègue, il me prend l’idée de tenter à la cuiller no.6 sur la canne ML, du bord. Premier lancer à gauche = un kiki, 2e lancer au milieu = un 77cm qui fait bien plaisir car en plus il a vraiment le peps et la petite canne Tsurinoya travaille super bien. Qd le compère revient, je lui annonce les 2 nouvelles prises avant de re-lancer à droite = 3e touche, encore un kiki ! La pluie continue, le vent se maintient, on est en euphorie, je tente même qqes lancers au Sammy en surface alors que les conditions ne s’y prêtent absolument pas, et j’ai une touche, loupée. On continue à avoir des touches régulières un peu partout, mais plus de gros poissons, leur heure est passée. Je reste sur mon combo canne perche/cuiller no6. On repasse près de l’îlot du double-77cm du premier jour et au premier lancer ds la zone, la cuiller est cueillie à l’impact ds l’eau. Ferrage immédiat, comme la canne est souple, je ne sais pas le treuiller de suite donc je sais que c’est pas vilain… je le prend et on se dit ‘tiens tiens, il a l’air de faire dans les 77 !’…on le mesure et pas de doutes, c’est bien le même mâle maigre, avec sa tache au-dessus de l’œil, pris une 3è fois sur le séjour ! (il comptera 3 x ds nos stats ????).
A 16h, le binôme tout excité de son record en a déjà marre et je vais le déposer à la mise à l’eau pour continuer un peu seul pendant qu'il s'active sur whatsapp. Je ne toucherai hélas plus rien de gros. On conclut notre journée sur un score de 25 brochets, ce qui est exceptionnel pour nous quand on ne pêche pas du tout les sifflets dans les bordures !
31/5 dernier jour, on sait qu’il sera court car on doit remballer nos affaires au soir. Conditions pas mal, vent bien fort ms qui a tourné au N-O, une direction qu’il prend rarement dans la région, ça c’est mauvais signe. Il y a aussi trop de soleil à notre goût… Et nos craintes se confirment ! On a beau repasser sur les mêmes zones que l’avant-veille, aucun poisson ne bouge, ils sont complètement sur off. On varie les animations, les leurres, les vitesses, rien à faire. On doit lutter pour ne pas être capots ! Quelle loterie quand même ! Pêcher en Suède, dans des eaux bien densitaires ne veut vraiment pas dire carton d'office! A midi 30, on a trois petits becs au compteur. Dur. On s’abrite dans une baie pour manger et…Pascal se rend compte qu’il a oublié son casse-croute au chalet. La motivation n’y est plus, on doit de toute façon rentrer tôt, alors on sort la barque et on rentre dîner.
Même après 11 jours, dur de remballer et de quitter ce paradis halieutique
Notation matos:
- pince multi-usage Ali = super pr tout sauf pour sleever, elle n'est pas assez puissante pour cela. Sur les gros accrocs, le sleeve glisse avant la casse de la tresse 25/100, j'imagine même pas perdre un gros fish à cause de ça...
- moulins Ali SharkyIII, bluffants de solidité, mon 4000 avait déjà pris une douzaine de silures entre 1m et 1m60 et il tournait tjs comme une horloge. Juste dommage pour l'absence de modèle à haut ratio.
- leurres Ali: rien à redire, top. (Tsurinoya, Bearking, TopTackleIndustries, CF Lures, Kingdom, Leydun...) et au moins on ne verse pas une larme qd on en paume un, pas comme le grand Pointer !
Indéniablement, un séjour plus long augmente les chances de tomber sur des « bons » jours ! La météo en Suède est encore plus fluctuante que chez nous. Cette année, avec un printemps très chaud et un refroidissement en mai, a été particulière et les conditions météo très variables. C’est la première fois qu’on loupe un jour de pêche entier pour cause de froid. Il y a eu 3 ou 4 jours favorables sur les 11 jours dispo, il fallait être sur l’eau ces jours-là. Et dans ces journées propices, il y a chaque fois eu UN SEUL court créneau d’activité des gros poissons, d’environ 30-45 minutes. Il fallait être opérationnels à ces moments-là.
On revient comblés de nos 4 métrés, avec un top 5 de 530cm inédit pour nous, et avec en prime un PB, même si au final on n’a touché « que » 160 poissons sur 10 jours de pêche effectifs.
Très peu de touches sur les big
baits et sur les gros
jerkbaits ou
swimbaits. Les leurres de 12 à 20cm ont nettement mieux donné. Même si on ne les a pas pêchées beaucoup, les perches n'étaient pas encore super actives.
Voyage retour sans soucis, juste une petite frayeur au moment de rendre l’auto : impossible de trouver mes lunettes de vue et leur étui ! Seraient-elles tombées par terre lors du plein à la dernière station essence sur l’autoroute ? On redemande dare dare la clé de l’auto (il nous restait 1h sur la location) et on s’apprête à filer vérifier. Heureusement, le collègue avait juste avancé mon siège au max pour sortir sa valise et les lunettes étaient sous le siège.
Dernière petite parenthèse sur qqes denrées sympa à ramener, pour ceux qui y vont :
Allez, maintenant je vais chercher un nouveau job...
Dernière modification par Dim71: 13 sep 2025 - 20:18
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