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Les différentes pêches à la mouche

La pêche à la mouche (appelée aussi pêche au fouet) est à l'origine est une pêche destinée à la traque de la truite et autres salmonidés mais les pêcheurs connaissant mal cette pêche seront certainement surpris d'apprendre qu'elle a aussi été adaptée à la traque d'une multitude d'espèces allant des carnassiers communs de seconde catégorie à l'ablette.

Il existe différentes pêches à la mouche :

icon_cool.gif - la mouche sèche
new_puppy_dog_eyes.gif - la noyée
effraye.gif - la nymphe

La mouche sèche :

Pour bon nombre de pêcheurs, la pêche à la mouche sèche est la seule digne d'être pratiquée. La raison en est très simple : toute l'action de pêche, du posé jusqu'à la prise, est visible. Le pêcheur constate immédiatement si son lancé est correct ou non, si la mouche est bien présentée ou non.
La vraie difficulté consiste à savoir quelle mouche sera prenante. Le pêcheur, par la connaissance indispensable des divers stades de développement d'une mouche, saura ce qu'il convient de monter et de présenter au poisson recherché.

Depuis quelques temps, la pêche à la mouche sèche a évolué, grâce notamment aux passionnés qui ont sans cesse amélioré leurs imitations. Du moucheron à la grosse mouche, tout est observé par les pêcheurs afin de mémoriser les aspects et de les reproduire avec un maximum de réalisme. Ceci est aussi vrai pour les insectes aquatiques que pour les insectes terrestres.
Dans une eau courante, la mouche sèche sera déposée en amont pour se présenter naturellement sur le poste, tandis qu'en eau dormante, c'est le pêcheur qui approchera le poste avec d'infinies précautions. Généralement une soie de 4 à 6 fera l'affaire.


La pêche à la mouche noyée :

Dans l'histoire de la pêche à la mouche, celle dite à la mouche noyée est sans doute la plus ancienne. Les collections de mouches anciennes présentent des créations qui n'ont rien perdues de leur valeur attractive. Cette technique reste pour certains pêcheurs la plus efficace compte tenu du fait que les salmonidés trouvent la quasi totalité de leur nourriture sous l'eau.
Si en Amérique du Nord et en Europe la nymphe a supplanté la mouche noyée, cette dernière reste omniprésente sur les montages des britaniques. Depuis les origines, les pêcheurs confectionnent des mouches qui imitent parfaitement tel ou tel insecte à chaque étape de son développement. La panoplie est large et en fonction de l'avancement dans la saison, la mouche artificielle choisie sera celle ressemblant le plus à l'insecte vivant sur le cours d'eau.
Là où l'eau est peu profonde, une soie flottante de 5 ou 6 sera utilisée, alors que dans une eau plus profonde, une soie plongeante sera privilégiée. Lancée en travers du courant et vers l'amont, le pêcheur prendra soin de laisser la soie dériver vers l'aval aussi longtemps que possible, en attendant un gobage.
Dans une eau dormante, la mouche noyée doit être animée lentement, non loin de la surface, avec de temps à autres quelques tirées vigoureuses.


La pêche à la nymphe

La pêche à la nymphe est sans doute la méthode la moins utilisée et la moins maîtrisée par les pêcheurs "au fouet". La nymphe imite les insectes aquatiques à leur stade nymphale tels que, par exemple, la mouche de mai ou la prygane. Ce mode de pêche est apparu vers 1890, c'est à dire à la même époque que la pêche à la mouche sèche, dans le sud de l'Angleterre. Quand on pratique la pêche à la nymphe, et en fonction du poisson recherché, la nymphe est présentée juste sous de la surface, entre deux eaux ou encore juste au dessus du fond. Dans les deux premiers cas, on utilisera une soie flottante de 4 ou 5, alors que pour se rapprocher du fond, une soie plongeante est nécessaire de même qu'il sera utile de plomber la nymphe.


Toutes ses formes de pêche à la mouche ont pour point commun d'imiter un insecte ou une larve précis, en espérant faire monter un poisson précis sur sa mouche.
Pour celles et ceux qui pratiquent la pêche à la mouche, il convient aussi d'écrire quelques mots sur la pêche au streamer.


Le streamer : new_puppy_dog_eyes.gif

Le streamer imite les plus grosses proies des poissons, à savoir de petits poissons. Trés utilisé pour attraper les grosses truites ou les saumons, le streamer était, à l'origine (il y a 250 ans), fabriqué en os ou en corne. C'était le cas en Laponie ou en Suède. Cette "mouche" un peu particulière étant plus lourde, une soie et un bas de ligne plus résistants sont employés. Le terme de pêche à la mouche pour catégoriser la technique perd alors de son sens et "pêcher au fouet" serait donc plus approprié. Une soie numéro 7 est un minimum pour cette technique.

Proches des streamers, d'autres "mouches" (leurres ou appâts, catégorisez les comme bon vous semble) tels que les poppers légers peuvent être propulsés au moyen d'ensembles de pêche au fouet.


Pour ce qui est des mouches et des nymphes, vous pouvez toujours vous monter une véritable collection tant leur diversité est importante.

Ceci étant, veillez toujours à ce que l'hameçon soit de bonne qualité. Sachez qu'une mouche de qualité (belle imitation) est relativement coûteuse mais donnera sans doute de très bons résultats. Aussi, c'est votre connaissance des insectes présents sur les lieux de pêche qui vous guideront dans votre choix.

Pour plus d'information, aller voir sur : http://perso.orange.fr/Le.sleg/
Auteur initial: le sleg | 26 fév 2007
Révision courante: achigan | 29 oct 2007

Articles connexes:
- La pêche à la mouche ou la pêche au fouet
- Pêche à la mouche: la double traction
- Un mini-popper "minute"
- Black bass à la grosse mouche sèche
- Les bases de la pêche à la mouche

Mots clés: base, pêche à la mouche, mouche, streamer, pêche au fouet, fouet

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