Les écrivains-pêcheurs ont donné de beaux bouquins, de Jim Harrison (Légendes d'automne, je crois) à papa Hemingway (Le vieil homme et la mer). Je me rappelle Closterman (Des poissons si grands). René Fallet, (Les pieds dans l'eau).
Il écrit ceci, Fallet :
Citation :
Vous n'avez jamais vu l'aube. La vraie. Pas celle du premier train de banlieue. Seul le pêcheur sait le gout exact du matin, le goût du pain et celui du café de l'aurore. Il a seul, ces privilèges exorbitants. Né subtil, il n'en parle pas. Il garde tout cela pour lui. C'est un secret entre le poisson et lui, l'herbe et lui, l'eau et lui. Il est dans l'aube comme le poisson dans l'eau.
Bizarre, mais moi, j'ai toujours détesté me lever tôt, y compris pour pêcher et chasser… Pour les deux, j'ai préféré dormir sur place sur un lit de camp à la belle étoile ou dans le bateau. Mais un bateau le matin, ça ruisselle, c'est dégueu. La forêt, oui ...
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Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard (Louis Aragon)