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Sujet: "La pêche est difficile"

Olf
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message 15 mai 2024 - 15:47 |  
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J'ai fait un saut à la pose déjeuner dans les bras morts de la Loire. 1h c'est short lorsqu'il y 15' pour aller sur le spot et donc autant pour en revenir.
Mais cela aura suffit, avec une prise estimée à un bon 60. Il a raté une première fois le leurre à 5/6m devant, j'ai continué normalement et il est revenu le prendre à 2/3m devant moi. Toujours sur le même jerk (type salmo)bien bien coffré. On se lasse pas de ces attaques de surface toujours très visuelles et spectaculaires.
Pas de photo, je l'ai déjà bien assez tenu pour le décrocher sans l'abîmer. Il est bien reparti icon_smile.gif
Pour les conditions truites, c'est beaucoup moins bien. Il pleut à nouveau. La décrue n'en finit pas icon_cry.gif
Je n'en peux plus d'être patient icon_evil.gif

Dernière modification par Olf: 15 mai 2024 - 15:52
YannB
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message 15 mai 2024 - 16:40 |  
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la météo que ce soit en mode truite ou broch a joué énormément cette année. il y a eu de grosses variations sur quelques jours (de temperature, de pluie, de vent (dure de trouver la bonne berge bien battue par le vent ayant fait bouger les poissons ), de luminosité)...
ouverture de la truite carton assez énorme dans les Vosges. Avec des niveaux d'eau le plus souvent normaux et des T° "classiques". quelques rivières /ruisseaux décevant vs 2023, car ils étaient en deficit sévères (manque de neige en amont donc moins d'eau à la fonte...).
L'ouverture du broch a été "difficile". Cad obligé de réfléchir (-:, une chute assez énorme de T° de l'eau 'dans le 52 suite à des chutes de grêle les jours precedents = 10° à 1 m de profondeur... J'ai sortie mon épingle du jeu grace à 2 leurres seulement et pas avec ce que je pensais au regard des T°... Il fallait voir la "debacle" sur les 2 lacs que j'ai pêché.
Surtout le dimanche!! A 13h quasi plus personne sur et au bord de l'eau. J'ai fait ensuite de très belles 1/2 cessions matinales dans le 76/27 avec des poissons frôlant la poutre (avec des moneys time de folie).

Un pote trés affuté a fait son ouverture en Lorraine, il a fait un score digne de la Suede, 40 broch à 2... (dont des métrés et une taille moyenne sympathique). Alors qu'en RP, il se prend des douilles la ou il cartonnait à la même date.

Bref, fallait vraiment optimiser ses sorties et cogiter un max au bord de l'eau, un peu plus que d'habitude. donc oui, "difficile"
Julien92
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message 15 mai 2024 - 16:54 |  
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Heuuu l'instabilité printanière c'est un truc plutôt normal non ? chaque ouverture c'est la même musique on passe de 2j de cagnard à des chutes de 15 degrés, la pression qui fait le yoyo, le vent qui fait la girouette, un coup au sud, un coup au nord, un coup à l'ouest, un coup à l'est. Sur la fin avril, les herbiers ne sont pas trop sortis en général, le boom a lieu vers la mi mai. Au final c'est une année un peu comme les autres, je trouve. Chaque année c'est globalement des hauts et des bas jusqu'à la mi mai à peu près. Ensuite, il fait parfois trop chaud d'un coup, en 2 semaines on peut passer de pas d'herbiers à ça pêche plus, parfois on a des orages quasi quotidiens pendant une plus ou moins longue période, etc... mais cette ouverture est à peu près normale à quand même une différence près : on a eu - dans la plupart des régions - beaucoup d'eau. Pour les pêches en rivière, c'est à double tranchant selon le type de milieu et le genre de poisson qu'on pêche mais ça peut amener le pire comme le meilleur (la Seine est plutôt bien sur on par rapport aux autres années à cette saison). En plan d'eau ça a permis de les recharger, ça devenait assez préoccupant pour certains.

Le cycle habituel est bien là : une période d'instabilité jusqu'aux saint de glace et ensuite ça ressemble à l'été. La période de transition entre les deux est souvent très bonne pour le broc et dure plus ou moins longtemps. Après, comme toujours, il faut si possible viser les meilleurs créneaux et c'est là que de noter les paramètres a une utilité, à condition d'avoir identifié les plus pertinents. Pour du broc, à cette saison, j'aime bien un petit redoux marqué avec du soleil, pas trop de vent, sud ou ouest, après quelques jours de pluie, de froid et de vent nord ou est. L'heure de gloire peut se jouer sur une ou deux journée, pas plus donc il faut guetter et viser juste. C'est d'ailleurs ce qu'il s'est passé jeudi dernier sur la Seine : deux métrés sur radio pêche, avant rien, depuis rien.

Dernière modification par Julien92: 15 mai 2024 - 16:55
JM_NK
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message 15 mai 2024 - 18:14 |  
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Pareil, personnellement je n'ai pas l'impression que ça soit bien pire cette année que les précédentes (pour la truite en tout cas, pas encore pêché le brochet cette année). Je ne pense pas qu'on puisse dégager une tendance nationale ni même régionale, car les conditions sont très localisées, dans mon rayon d'action j'ai des rivières qui sont en crue, d'autres qui sont parfaites, d'autres qui manquent déjà d'eau malgré les abondantes précipitations. Ca dépend des bassins versants, du type de substrat, de l'altitude, de la végétation etc. les conditions ne sont vraiment pas homogènes, et, j'ai envie de dire, à part en période d'étiage c'est rarement le cas d'avoir des conditions homogènes partout, donc globalement, la réussite dépend surtout du choix du spot.
Dimanche, j'ai fait 3 parcours, 2 sur des petits affluents et 1 sur la rivière principale : 1er affluent, en canyon, eau légèrement teintée, peu de poste pêchables mais une vingtaine de truites en 2h, dont 8 sur le même poste, dont 3 prises en surface, elles étaient au taquet.
2ème affluent à quelques km de là, pas assez d'eau, eau très trouble, rivière toute colmatée par les sédiments, pas une touche, à se demander s'il y reste du poisson (alors que oui, clairement, y en a).
Rivière principale, beaucoup d'eau, un peu piquée, peu de poissons actifs, j'en fait 3 belles en faisant tourner les leurres sur le même spot : une à la cuillère, une au PN, une à la nymphe.

Et vendredi dernier, j'ai pris mon 1er capot de la saison sur.... l'Albarine !!! La rivière la plus poissonneuse de la région. icon_lol.gif Alors que les conditions météo étaient parfaites, tout comme le niveau d'eau. Sauf que les truites s'étaient gavées pendant le dernier pic de crue, s'étaient fait matraquer les 2 jours suivants, et y en avait plus une dehors. Sur une journée aux leurres, seulement 2 touches de réaction, non concrétisées. Les truites se sont attablées en surface en toute fin de journée, mais ça a duré moins d'1h, mon frangin en pique 3 ou 4 à la mouche en pêchant à grande distance.

Bref, comme chaque année, y a des hauts et des bas... Si dès qu'on fait pas un carton on se dit que c'est compliqué, alors oui, c'est souvent compliqué la pêche, partout, tout le temps... icon_mrgreen.gif
Olf
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message 15 mai 2024 - 19:25 |  
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Oui Vu comme ça OUi
Sauf que je pense que lorsqu'on dit, ou en tout cas lorsque je dis, cette année est plus difficile que d'habitude c'est bien sûr pour une même zone pour une même pêche.
Les conditions météo, neige, niveau d'eau ... étant forcément différentes sur d'autres zones ça peut, ça va forcément changer la donne.
Encore que, comparativement à mes zones habituelles où j'ai l'expérience et le recul nécessaire je ne saurais juger de la qualité de la pêche à l'instant T vs havituel sur un autre secteur où je n'ai pas une expérience et un recul suffisant.
Donc j'ose imaginer, en tous cas c'est mon cas, que lorsque quelqu'un dit que la pêche est compliqué. Il parle évidemment de sa pratique de peche sur son secteur ''habituel''.

Dernière modification par Olf: 15 mai 2024 - 19:29
jeje1445
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message 15 mai 2024 - 21:41 |  
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Salut,

D'une manière générale le mois de mai est souvent délicat car la météo est instable. Il y a déjà 20 ans, un copain dans le centre de la France (plans d'eau et rivières peu profonds) disait "mai c'est tout bon ou tout mauvais...mais c'est plus souvent tout mauvais que tout bon !" icon_lol.gif A l'inverse sur les gravieres normandes mai était excellent.

Le comportement des poissons est ainsi très changeant avec des périodes d'activités qui peuvent être courtes et imprévisibles.

Et plus la météo est instable et plus la pêche est capricieuse. Cette année c'est le pompon : trop chaud, trop froid, trop de vent, trop humide, trop de crues, etc. Bref, le mois des "trop". icon_mrgreen.gif

Il n'y a pas vraiment d'autres solutions que de sortir régulièrement, pas forcément longtemps, pour espérer tomber en face. A ce petit jeu, les milieux tamponnés comme les gravieres sont à mon sens les plus régulières pour le brochet.

Dans ces conditions je ne cherche même pas les brocs déjà que nos lacs de barrages sont moyennement peuplés et naturellement capricieux.

C'est donc truite pour ma part mais comme l'a dit Olf, lorsque l'on est disponible les conditions ne permettent pas forcément de se rendre au bord de l'eau et lorsque c'est possible, les truites sont souvent déjà gavées avec une très faible activité. Entre les épisodes cevenols et les éclusées des grands barrages ça enlève déjà pas mal de possibilités. Si le reste est en crue on est bon pour rester au chaud.

Il y a des rivières que l'on a quasiment pas encore pu pêcher depuis mars. Le point positif c'est qu'il y a de l'eau...dommage que les sols ne soient majoritairement plus en capacité de la stocker...
Julien92
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message 15 mai 2024 - 21:51 |  
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En tout cas, en mai, il y a toujours un moment ou un autre où les gros sont de sortie. Il n'y a qu'à cette période qu'il m'est arrivé de prendre deux touches et c'est deux 90+ voire plus alors qu'avant et après c'est du 60-75 qui occupent les mêmes places. Mais faut y être ce jour là et pas un autre.
Olf
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message-nonlu 16 mai 2024 - 06:19 |  
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Julien92 a écrit:
Mais faut y être ce jour là et pas un autre.
Oui c'est certain. Et ça c'est une difficulté tout le temps et toutes les années pour le plus grand nombre d'entre nous. Ceux qui sont en activité professionnelle au moins.
Il est plutôt rare de pouvoir décider de ne pas travailler tel ou tel jour parce que les conditions sont bonnes. Il faut plutôt croiser les doigts pour qu'elles le soient lorsque le week-end arrive ou pendant les vacances qu on a posé.
Il peut rester de mini créneaux le matin, midi, soir mais ça limite grandement les spots possibles de par les temps de trajet.
C'est difficile d'être pecheur en fait icon_mrgreen.gif
Methodrone8
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message-nonlu 16 mai 2024 - 06:47 |  
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C'est ce que j'allais dire. La ou j'habite, si je veux pécher en float faut faire de la route. Et personnellement je vais pécher quand je peux, pas toujours quand je veux..
YannB
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message-nonlu 16 mai 2024 - 13:53 |  
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Julien92 a écrit:
Heuuu l'instabilité printanière c'est un truc plutôt normal non ? chaque ouverture c'est la même musique on passe de 2j de cagnard à des chutes de 15 degrés, la pression qui fait le yoyo, le vent qui fait la girouette, un coup au sud, un coup au nord, un coup à l'ouest, un coup à l'est. Sur la fin avril, les herbiers ne sont pas trop sortis en général, le boom a lieu vers la mi mai. Au final c'est une année un peu comme les autres, je trouve. Chaque année c'est globalement des hauts et des bas jusqu'à la mi mai à peu près. Ensuite, il fait parfois trop chaud d'un coup, en 2 semaines on peut passer de pas d'herbiers à ça pêche plus, parfois on a des orages quasi quotidiens pendant une plus ou moins longue période, etc... mais cette ouverture est à peu près normale à quand même une différence près : on a eu - dans la plupart des régions - beaucoup d'eau. Pour les pêches en rivière, c'est à double tranchant selon le type de milieu et le genre de poisson qu'on pêche mais ça peut amener le pire comme le meilleur (la Seine est plutôt bien sur on par rapport aux autres années à cette saison). En plan d'eau ça a permis de les recharger, ça devenait assez préoccupant pour certains.

Le cycle habituel est bien là : une période d'instabilité jusqu'aux saint de glace et ensuite ça ressemble à l'été. La période de transition entre les deux est souvent très bonne pour le broc et dure plus ou moins longtemps. Après, comme toujours, il faut si possible viser les meilleurs créneaux et c'est là que de noter les paramètres a une utilité, à condition d'avoir identifié les plus pertinents. Pour du broc, à cette saison, j'aime bien un petit redoux marqué avec du soleil, pas trop de vent, sud ou ouest, après quelques jours de pluie, de froid et de vent nord ou est. L'heure de gloire peut se jouer sur une ou deux journée, pas plus donc il faut guetter et viser juste. C'est d'ailleurs ce qu'il s'est passé jeudi dernier sur la Seine : deux métrés sur radio pêche, avant rien, depuis rien.

En mars, c'est certes un classique en mars, bref le printemps quoi (d'ou pas de remarque particulière de ma part sauf sur le fait du manque d'eau en tête de bassin sur certains cours d'eau dans les Vosges). Avril, on peut bien sur avoir des variations, sauf que la (et ce n'est pas moi qui le dit et qui l'ai constaté) les variations ont ete plus rapides et plus marquées que la moyenne. C'est purement factuel (par exemple le mois d'Avril a été le 27 ieme mois d'affilé au dessus des moyennes!).
Testo "ce printemps 2024, et notamment ce mois d'avril, est assez remarq... vous trouverez facilement plus de details sur cette période. pour le reste oui, normal

Dernière modification par YannB: 16 mai 2024 - 14:15
YannB
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message-nonlu 16 mai 2024 - 14:13 |  
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jeje1445 a écrit:
Salut,

D'une manière générale le mois de mai est souvent délicat car la météo est instable. Il y a déjà 20 ans, un copain dans le centre de la France (plans d'eau et rivières peu profonds) disait "mai c'est tout bon ou tout mauvais...mais c'est plus souvent tout mauvais que tout bon !" icon_lol.gif A l'inverse sur les gravieres normandes mai était excellent.

Le comportement des poissons est ainsi très changeant avec des périodes d'activités qui peuvent être courtes et imprévisibles.

Et plus la météo est instable et plus la pêche est capricieuse. Cette année c'est le pompon : trop chaud, trop froid, trop de vent, trop humide, trop de crues, etc. Bref, le mois des "trop". icon_mrgreen.gif

Il n'y a pas vraiment d'autres solutions que de sortir régulièrement, pas forcément longtemps, pour espérer tomber en face. A ce petit jeu, les milieux tamponnés comme les gravieres sont à mon sens les plus régulières pour le brochet.

Dans ces conditions je ne cherche même pas les brocs déjà que nos lacs de barrages sont moyennement peuplés et naturellement capricieux.

C'est donc truite pour ma part mais comme l'a dit Olf, lorsque l'on est disponible les conditions ne permettent pas forcément de se rendre au bord de l'eau et lorsque c'est possible, les truites sont souvent déjà gavées avec une très faible activité. Entre les épisodes cevenols et les éclusées des grands barrages ça enlève déjà pas mal de possibilités. Si le reste est en crue on est bon pour rester au chaud.

Il y a des rivières que l'on a quasiment pas encore pu pêcher depuis mars. Le point positif c'est qu'il y a de l'eau...dommage que les sols ne soient majoritairement plus en capacité de la stocker...

j'ai quand même été étonné du manque d'eau dans les Vosges. Surtout sur les ruisseaux et sur les rivières c'etait normal "bas" je dirais.
en parlant de truite gavée, une sur pêche dans le 80 mi avril, coup du soir, on a sortie des poissons qui dégeulaient des vdt ! Enorme!

Il s'est pris / aussi prend aussi pas mal de sandre (et en serie). Pas sur que la repro soit terminée (rq un sandre non charbonnier n'est pas un indicateur forcement valable (femelle) sur RP/76 par exemple.
par contre, les ballastières que je connais n'ont jamais été aussi hautes! ni les lacs de retenue que je connais (ce qui laisse présager un bon recrutement sur certains).
Julien92
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message-nonlu 16 mai 2024 - 14:47 |  
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YannB a écrit:

Il s'est pris / aussi prend aussi pas mal de sandre (et en serie). Pas sur que la repro soit terminée (rq un sandre non charbonnier n'est pas un indicateur forcement valable (femelle) sur RP/76 par exemple.
Si nids il y avait sur les quelques spots que je pratique, d'autres s'en sont occupés depuis l'ouverture. Donc indépendamment de la couleur des poissons, ce ne sont pas des poissons qui fraient qu'on prend. D'ailleurs les poissons vont et viennent, ils sont calibrés, souvent en petits groupes. Bref, aucun signe de fraie. Cette histoire de fraie du sandre et comment elle s'insère dans le débat règlementaire me fait bien rigoler. A partir du moment où on peut pêcher (même pas forcément au leurre ou au vif), on est susceptible de faire un sandre sur nid. Quand on pêche le sandre du bord, on pratique à poste fixe, donc au pire on en dérange un et puis c'est tout. Par contre le mec qui va dérouler 500 m de berge, même s'il cherche le broc au spinner, est beaucoup plus susceptible d'en déranger beaucoup plus s'il tombe sur la zone où les nids sont les uns derrière les autres. Je sais que c'est toujours vu d'un mauvais oeil de pêcher le sandre en début de saison et qu'on a parfois à se justifier - surtout auprès de donneurs de leçons qui ne pêchent pas ce poisson et ne connaissent rien à son comportement - mais quand c'est fait intelligemment, c'est sûrement bien moins néfaste que beaucoup de techniques qui ne le recherchent pas spécialement. On peut parfaitement pêcher hors frayères et si vraiment les poissons sont occupés sur les nids bah on fait tout simplement rien, comme chaque année où l'eau tarde un peu à se réchauffer.

Donc soit
* on pêche de façon responsable en analysant ce qu'il en est sous l'eau
* on interdit la pêche au leurre plus longtemps (et pourquoi pas la carpe, le bass, les truites en seconde cat, etc... et on pêchera plus que juillet aout).
* on limite un peu la casse avec des réserves

cette dernière option est un bon compromis, encore faut il mener des études un peu sérieuses pour identifier des frayères significatives. Et puis j'attends surtout une étude scientifique, allant au delà des avis de comptoirs de chacun, pour savoir si 1/ un poisson pris sur un nid et relâché signifie nécessairement l'abandon du nid et si 2/ un nid abandonné est fonctionnel ou non. A ma connaissance rien n'existe à ce sujet et ça serait déjà un bon point de départ avant tout débat.

Pas grand chose à voir mais ça me fait penser que le week end dernier j'ai vu les carpes frayer sur la Loire en crue, c'était très joli à voir, mais 3j après la ponte était au sec.

Dernière modification par Julien92: 16 mai 2024 - 14:48
jeje1445
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message-nonlu 16 mai 2024 - 15:29 |  
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Citation :
Et puis j'attends surtout une étude scientifique, allant au delà des avis de comptoirs de chacun, pour savoir si 1/ un poisson pris sur un nid et relâché signifie nécessairement l'abandon du nid et si 2/ un nid abandonné est fonctionnel ou non. A ma connaissance rien n'existe à ce sujet et ça serait déjà un bon point de départ avant tout débat.

En fait une telle étude aurait peu d'intérêt d'autant plus qu'elle comporterait de nombreux biais.

Se référer aux effets densités-dépendants, à la fertilité importante des poissons et notamment du sandre et aux capacités du sandre à se reproduire sur des supports très diversifiés devrait suffire.

Il me semble que le recrutement en sandres est très aléatoire, une histoire de pression atmosphérique qui pourrait anéantir la reproduction. Mais les bonnes années compensent largement les mauvaises.

Donc le dérangement sur les frayères, en dehors de l'éthique qui est propre à chacun, bof, bof...

On est loin de l'époque où il n'y avait pas de quotas et où des mecs venaient avec le camion frigorifique pour empiler 40 ou 50 sandres sur frayères le w.e. de l'ouverture. Sur des petits plans d'eau de quelques hectares la qualité de pêche s'en ressentait sur quelques années avant que ça reparte plein pot.

Saloperies de sandres ! icon_lol.gif
Biskui
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message-nonlu 16 mai 2024 - 17:50 |  
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Sur le Bar pour ce que ça vaut j'ai rien fait sur 5 sessions (un total de 20/25h ptet) en début de saison fin avril début mai, alors que l'an dernier j'en avais déjà fait pas mal à cette période. Ca s'est visiblement activé depuis les belles journées au vu de ce que j'entend.

Sur mes sorties eau douce j'ai eu des touches + prises (dépt 77 et 45) et tout le monde semblait faire des poissons même si j'ai pas entendu de vrai carton broc cette année, c'est anecdotique.
Julien92
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message-nonlu 16 mai 2024 - 18:51 |  
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Pareil, j'ai pas une grosse expérience du bar au printemps mais pour avoir fait quelques séjours ça peut être tout bon ou tout mauvais. Tu es sur des poissons qui se remettent doucement à table à la côte à la sortie de l'hiver et suffit d'une chute brutale de température pour calmer tout le monde et du bord, ça peut être chaud. C'est pas parce qu'il y a des marées que l'eau est mélangée en permanence. Un bon coup de chaud et ça rapproche la vie de la côte, un coup de froid ou un coup de vent dans le mauvais sens qui va envoyer l'eau chaude de la côte au large et la remplacer par de l'eau froide des profondeurs et tu pleures. Une année, j'avais fait le combo au mois de juin petits coefs + l'eau qui a perdu 5 degrés en 3 j avant que j'arrive hé bah j'ai fait péniblement une poignée de barsets en 10 j acquis au mérite à force d'explorer les horaires, les spots et les approches.
Julien92
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message-nonlu 16 mai 2024 - 19:10 |  
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Quelle que soit la pêche, si ça ne marche pas et que la zone est vide, j'essaye de savoir ce qui fait défaut. Est ce que l'eau est trop chaude, trop froide, trop trouble, trop claire, manque d'oxygène, trop ou pas assez de courant, est ce que les poissons se tiennent à une autre profondeur pour une raison x ou y ? A force de pratiquer les différentes espèces, on peut savoir un peu quel est l'optimum recherché à un instant T. On peut se poser ces questions pour l'espèce recherchée elle même ou pour sa bouffe ou les deux. Si on pense avoir identifié le problème, il faut alors chercher des zones où les conditions qui ont fait défaut nous semblent meilleures. J'essaye toujours de procéder comme ça et si j'ai quelques sessions devant moi pour ajuster, ça finit souvent par payer. Quand on ne connaît pas les spots, Google maps permet souvent de bien dégrossir, on peut parfois deviner à la couleur de l'eau les cassures ou les zones shallows, et on peut facilement identifier quelques structures, zones d'amortis, veines de courant et arrivées d'eau par exemple.

J'ai plein d'exemples en tête, même depuis l'ouverture, sur plusieurs espèces où les choses se sont passées comme ça. On part sur un benchmark et en fonction on affine. L'expérience donne aussi quelques choix par défaut sur le moment le plus propice pour les chercher en fonction des configurations.
Angler.
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message-nonlu 16 mai 2024 - 23:09 |  
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[quote="Julien92"][quote="Julien92"][quote="Julien92"]Quelle que soit la pêche, si ça ne marche pas et que la zone est vide, j'essaye de savoir ce qui fait défaut. Est ce que l'eau est trop chaude, trop froide, trop trouble, trop claire, manque d'oxygène, trop ou pas assez de courant, est ce que les poissons se tiennent à une autre profondeur pour une raison x ou y ? A force de pratiquer les différentes espèces, on peut savoir un peu quel est l'optimum recherché à un instant T. On peut se poser ces questions pour l'espèce recherchée elle même ou pour sa bouffe ou les deux. Si on pense avoir identifié le problème, il faut alors chercher des zones où les conditions qui ont fait défaut nous semblent meilleures. J'essaye toujours de procéder comme ça et si j'ai quelques sessions devant moi pour ajuster, ça finit souvent par payer. Quand on ne connaît pas les spots, Google maps permet souvent de bien dégrossir, on peut parfois deviner à la couleur de l'eau les cassures ou les zones shallows, et on peut facilement identifier quelques structures, zones d'amortis, veines de courant et arrivées d'eau par exemple.

J'ai plein d'exemples en tête, même depuis l'ouverture, sur plusieurs espèces où les choses se sont passées comme ça. On part sur un benchmark et en fonction on affine. L'expérience donne aussi quelques choix par défaut sur le moment le plus propice pour les chercher en fonction des configurations.[/quote]


J'ai un peu la même approche, je cherche des secteurs avec les caractéristiques qui me paraissent importantes sur le créneau de quelques jours ou je vais pêcher.
Pour ce plan de pêche que je fais avant d'arriver je regarde google map, vigicrue et en m'appuyant sur ma connaissance de la rivière.
Une fois sur place, je conforte mon plan à la réalité du moment et j'ajuste ensuite en fonction de ce que j'observe. Quand j'ai trouvé, je cherche des zones avec des caractéristiques similaires.
Mais comme il faut aussi être la au bon moment, j'insiste aussi sur quelques secteurs précis si je pense qu'ils peuvent tenir de gros poissons à un moment donné.
Que de dilemmes sans fin icon_biggrin.gif

Ce mai 2024, dans ma rivière, avec les très fortes hauteurs d'eau, je vais me concentrer sur les zones calmes, souvent shallow, dures à pêcher du bord, avec de la nourriture. Les shallows calmes seront souvent les zones les plus riches en nourriture ces semaines ci que les zones profondes. Je pense que c'est pour ca que les zones calmes mais profondes semblées peu peuplées. Outre la frais des blancs, les grenouilles puis les écrevisses devraient marquer encore davantage la différence.
-L'oxygénation, certes importante me parait moins importante en ce moment : presque toute la rivière est bien oxygénée en ce moment, même les bras mort. Cela ne durera pas.
-Dans mon expérience, la température est presque secondaire comparé au reste de l'année. Les poissons cherchent du calme et de la nourriture en priorité. Quand le soleil est rare, mais que la température ne descend plus trop, je pensent qu'ils sont plus du genre a aller se caler un peu au soleil pour se chauffer que de faire 10km de rivière en crue pour trouver mieux.
-J'ai aussi l'impression que dans une rivière moyenne comme celle que je pêche, le choix des leurres est un peu secondaire. Le plus important est d'être au bon endroit et de pêcher proprement. Au pire j'aurai un suivi et si c'est gros, même si je n'arrive pas à concrétiser, je reviendrais pour aborder parfaitement le poste à nouveau. Encore une fois pouvoir pêcher plusieurs jours de suite aide beaucoup la aussi.
-En float tube sur la rivière indomptée icon_cool.gif , il faut vraiment se mettre en position de pêcher proprement et c'est pas évident. Il faut accepter de ne pas pêcher pas mal de linéaire pour aborder les postes clés dans les meilleurs conditions possibles. Je jig me parait pas mal adapté principalement car il s'accrochera moins. Un accrochage stérilisera le poste (sans apporter la moindre info) et comme les postes pêchables sont rares c'est vraiment très
préjudiciable. Comme le courant est plus fort et l'eau moins claire, les risques d'accrochages sont sensiblement plus élevé. Sur les grands shallows plats, le choix s'ouvre beaucoup plus. Mais j'ai jamais fait de gros sur ce genre de secteurs.
-Pêcher plusieurs fois le meme secteurs permet de l'exploiter bien plus efficacement. Le courant est tellement fort que si on anticipe pas les postes ou on veut pêcher, on les pêcheras mal. Il faut accepter de descendre pas mal de rivière et de pêcher beaucoup moins qu'en été.
C'est ce que j'aurai tiré de mon premier séjour début mai en tout cas.

Une fois que la rivière aura retrouvé son calme, la chaleur de l'eau va augmenter et la végétation va exploser, les poissons devraient se disperser davantage.
Insister sur les secteurs ou on a pris/vu des gros poissons redeviendra une valeur sure.
Et bien sur il faut aussi garder du temps pour explorer de nouveaux secteurs...
Du coup de la première heure de pêche de chaque séjour à la dernière, j'ai l'impression de ne pas avoir assez de temps icon_cool.gif

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